Levé à cinq heure ce matin, je démarre mon nouveau projet photographique pour cette année. Ça faisait un petit moment que je me cherchais depuis la fin de Saintnazaire.net. J’avais l’idée en tête depuis déjà pas mal de temps mais il fallait s’y mettre. J’ai mis en place un projet de formation à WordPress ainsi qu’une activité de création de sites basés sur le même wordpress: zloop.fr. Tout ça m’a pris pas mal de temps, en plus d’Angersblog qui continue son petit bonhomme de chemin, mais le besoin de retourner à l’essentiel est trop fort, alors je continue ma route sur les bords de la Loire en recentrant les choses sur la photographie. J’ai intitulé l’article, quai de la Gournerie en me fiant à la plaque qui se trouve à l’entrée de la jetée du phare du vieux Môle où j’ai commencé ma séance de prise de vue. On ne trouve pas ce nom sur les cartes de Google Maps. Voir une photo du Vieux Môle sous la tempête posté sur Panoramio par Tidjj.
C’est simple, en ce moment ce village baigne dans une débauche de verdure. Vieux murs, rue du château, sans château, écluse, activités nautique, projet de construction d’un « pôle éco-touristique et sportif » d’un budget de 3.300.000 euros HT. Petit camping de rêve, restaurant « le Relais du Migron » tenu par un jeune couple très accueillant, habitants à l’humeur joyeuse…

J’ai un peu hésité pour la catégorie où ranger cet article sur l’observatoire de Lavau sur Loire et puis finalement je l’ai classé dans deux catégories: Estuaire 2009 et marais. La première fois que je suis allé sur ce site, je me suis demandé si c’était toujours la Brière et puis Yseult à la Maison du Port m’a expliqué qu’on était dans les marais de la Loire. Pour la manifestation de cette année, Kawamata, avec une équipe de 20 volontaires qui ont été hébergés par les habitants ont amménagé un nouvel accès en planche de bois qui permet de traverser le marais sans se mouiller les pieds et d’observer de près la végétation touffue de roseaux et les petites ravines des cours d’eau (étiers) qui laissent voir la vase lorsque la marée est basse. Dans le petit port de Lavau, on constate bien d’ailleurs l’amplitude importante de la marée à cet endroit de l’estuaire.
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Le marais de Grande Brière est traversée par le dernier affluent de la Loire: le Brivet. Cette rivière de 35 kilomètres de long est l’une des rares rivières de France dont on ne connaisse pas précisément la source. Elle passe par la ville de Pontchâteau, traverse ensuite le marais et vient se jeter dans la Loire au petit port de Penhouet à Saint Nazaire que l’on peut voir sur la droite avant de traverser le pont en direction de Saint Brévin. On peut également voir le Brivet en se rendant à l’écluse du Pont de Paille à Trignac. Page de Jean Luc Rousson sur le Brivet.
Si vous prévoyez une ballade en Brière, je vous recommande particulièrement les ballades en chaland de Valérie Aoustin à l’île Fédrun sur la commune de Saint Joachim. Rien n’est plus apaisant qu’une heure passée entre les roseaux au rythme paisible de la perche. Valérie vous raconte la Brière comme le faisait déjà sa mère, Gisèle, qui a maintenant pris sa retraite et dont on regrette la verve. La Brière est un petit monde à part.

Que serait la Loire sans les épis, en pierres d’ardoise, ici entre la pointe sur la rive droite et l’île de Béhuard. Le sable est stoppé derrière les épis. En courbe, dans le sens du fil du fleuve, pour mieux chenaliser la Loire et y naviguer encore un peu.
Les épis devaient stabiliser le chenal du fleuve. Mais au fil du temps l’équilibre de la Loire a été perturbé. Pour y remédier, il est projeté de relever le fond du lit en libérant une partie du sable entre les ouvrages.
Les épis ont un siècle. Leurs constructions avaient fait de couler beaucoup de salive et d’encre. Ils ont été réalisés pour améliorer la navigation, pour chenaliser le fleuve, en période de basses eaux, à l’étiage.
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Il se reposait tranquillement sur une feuille, au détour d’une haie, sur la route de Frossay à Cordemais. Si vous connaissez son nom, je veux bien que vous le laissiez en commentaire. Ça m’évitera de chercher dans une grosse encyclopédie d’entomologie.
Les ouvriers s’activaient hier sur cette installation de l’artiste japonais Tatzu Nishi à Bouée près de la centrale de Corddemais. J’ai pris le cliché en suivant la route qui va du Migron jusqu’à la Loire. Au Migron, vous passez le pont du Canal de la Martinière et vous filez tout droit sur environ 5 kilomètres. Cette installation sera visitable à partir du 5 juin, dans le cadre de la biennale d’art contemporain Estuaire 2009.
Fin de matinée au Migron, le soleil commence à réchauffer l’atmosphère. Les chevaux en liberté du Canal de la Martinière se désaltèrent.
Le canal de la Martinière est situé entre les communes de Paimboeuf et du Péllerin. Il a été construit au dix-neuvième siècle avant l’extension du port de Saint Nazaire pour éviter aux bateaux qui se rendaient à Nantes les risques d’ensablement rencontrés dans l’estuaire de la Loire. Il n’est plus utilisé actuellement pour la navigation mais il fait le bonheur des promeneurs et des pêcheurs des environs. Les photos qui illustrent l’article ont été prises à la hauteur de la centrale éléctrique de Cordemais au Migron à Frossay. Histoire du Canal
Ces photos datent de l’année dernière, en mars, lors de la pollution de la rafinerie Total à Donges, j’avais réalisé un reportage pour saintnazaire.net.