Visite au Life de Saint Nazaire, les clichés noirs ont été pris par Théo avec un Powershot G6 en mode auto, flash désactivé, les autres avec un eos 5D, objectif 28-70 mm, ouverture 2.8, sensibilité à 3200 iso.
Une des œuvres qui me parle: le Media Van V.08 d’Ant Farm, illustré sur la deuxième photo en N&B. J’ai bien aimé pénétrer dans l’arbre de frères Chapuisat, une expérience un peu semblable à celle qu’on éprouve en entrant dans l’hélice Terrestre de Jacques Warminski. Dans ce tronc exigu on a l’impression de se glisser dans une muqueuse vaginale. D’ailleurs l’intérieur du tronc est peint en rose et l’on doit trouver le biais pour rentrer par une fente étroite. Sur les deux couples présents, seuls les hommes ont tenté l’expérience.
Des loups lachés dans la ville, des oiseaux qui jouent de la guitare, ça se passe à Nantes. Une vraie maison au sommet d’une cheminée où l’on peut dormir, c’est à Bouée. Un camion de l’espace, à Frossay. Un bateau mou, au Canal de la Martinière…et bien d’autres lieux à découvrir entre Saint Nazaire et Nantes. Estuaire 2009 invente le « tourisme culturel ».
Architecture expérimentale au Carnet sur la commune de Frossay à 5 kilomètres de Paimboeuf. Cabanes dans les arbres en forme de poire, mini arche de Noé, chambre ouverte sur l’estuaire. Vous pouvez dormir sur place pour 10 euros. Il faut réserver au Lieu Unique en téléphonant au 02 40 75 07 07. Vous trouverez aussi les oeuvres de Winfried Baumann qui amènent à réfléchir sur « l’habitat » des « nomades urbains » ou sdf. Ne manquez son très pratique lieu de culte transportable. Vous pouvez vous restaurer sur place. Le sandwich « poulet, menthe, yaourt » est excellent avec un petit Grolleau gris.
Bon! moi je ne l’ai pas vue mais on m’en a parlé. Il paraît qu’elle est énorme et qu’elle fait peur aux enfants. Hier à Saint Nazaire elle aurait attiré des milliers de personnes venues la voir déambuler dans les rues de la ville. Ensuite elle serait repartie dormir dans les profondeurs de l’estuaire, quelque part du côté de Paimboeuf ou du canal de la Martinière où elle aurait une cabane géante pour dormir avec les anguilles et les brochets. Enfin ce n’est pas sûr ce sont des bruits qui courent du côté de l’estuaire de la Loire.
Paimboeuf vallait le détour avant que Kinya Maruyama y installe son Jardin étoilé. La ville garde le charme du port florissant qu’elle a été jusqu’au dix neuvième siècle.
J’ai un peu hésité pour la catégorie où ranger cet article sur l’observatoire de Lavau sur Loire et puis finalement je l’ai classé dans deux catégories: Estuaire 2009 et marais. La première fois que je suis allé sur ce site, je me suis demandé si c’était toujours la Brière et puis Yseult à la Maison du Port m’a expliqué qu’on était dans les marais de la Loire. Pour la manifestation de cette année, Kawamata, avec une équipe de 20 volontaires qui ont été hébergés par les habitants ont amménagé un nouvel accès en planche de bois qui permet de traverser le marais sans se mouiller les pieds et d’observer de près la végétation touffue de roseaux et les petites ravines des cours d’eau (étiers) qui laissent voir la vase lorsque la marée est basse. Dans le petit port de Lavau, on constate bien d’ailleurs l’amplitude importante de la marée à cet endroit de l’estuaire.
Les ouvriers s’activaient hier sur cette installation de l’artiste japonais Tatzu Nishi à Bouée près de la centrale de Corddemais. J’ai pris le cliché en suivant la route qui va du Migron jusqu’à la Loire. Au Migron, vous passez le pont du Canal de la Martinière et vous filez tout droit sur environ 5 kilomètres. Cette installation sera visitable à partir du 5 juin, dans le cadre de la biennale d’art contemporain Estuaire 2009.