J’ai un peu hésité pour la catégorie où ranger cet article sur l’observatoire de Lavau sur Loire et puis finalement je l’ai classé dans deux catégories: Estuaire 2009 et marais. La première fois que je suis allé sur ce site, je me suis demandé si c’était toujours la Brière et puis Yseult à la Maison du Port m’a expliqué qu’on était dans les marais de la Loire. Pour la manifestation de cette année, Kawamata, avec une équipe de 20 volontaires qui ont été hébergés par les habitants ont amménagé un nouvel accès en planche de bois qui permet de traverser le marais sans se mouiller les pieds et d’observer de près la végétation touffue de roseaux et les petites ravines des cours d’eau (étiers) qui laissent voir la vase lorsque la marée est basse. Dans le petit port de Lavau, on constate bien d’ailleurs l’amplitude importante de la marée à cet endroit de l’estuaire.
On doit être à une vingtaine de kilomètres de l’embouchure de Saint Nazaire et le marnage est sans doute assez proche de celui qu’on observe à l’embouchure du Brivet par exemple. L’expérience à Lavau sur Loire est très différente de celle qu’on peut avoir au Migron, entre la Loire et le canal de la Martinière qui est presque en face, à quelques kilomètres près. Ici le relief est très plat et on est vraiment dans un marais à perte de vue avec quasiment aucun arbre et pratiquement aucune haie. Ce n’est qu’en montant en haut de l’observatoire qu’on prend la mesure de cette étendue. Ce qui caractérise aussi l’expérience c’est de voir l’horizon à l’ouest dentelée par les structures de la rafinnerie de Donges et du port de Saint Nazaire et lorsqu’on se tourne vers l’est par celle aussi gigantesque de la centrale thermique de Cordemais. A cet endroit précis, on prend de manière angoissante la mesure de l’impact sur l’environnement de la présence humaine. Lire l’article sur l’inauguration de la passerelle sur le site d’un habitant de Lavau








